Vous en avez marre. Marre de vous raser tous les deux jours. Marre de planifier vos vacances autour des rendez-vous cire. Marre des poils incarnés sur le maillot qui vous gâchent la vie. Une enquête IFOP 2024 révèle que 92 % des personnes ayant opté pour l’épilation laser se déclarent satisfaites, contre seulement 68 % pour la cire. Ce n’est pas un hasard. Mais avant de franchir le pas, vous voulez savoir si cette méthode tient vraiment ses promesses — et si elle vous convient.
- Réduction de 80 à 95 % des poils après un protocole complet de 5 à 10 séances
- Résultats stables plusieurs années, avec une séance d’entretien annuelle si nécessaire
- Fonctionne sur toutes les carnations avec le bon laser, mais limité sur les poils très clairs
- Consultation médicale préalable obligatoire pour évaluer votre profil
Ce que vous allez découvrir
Ce que le laser change vraiment par rapport à la cire ou au rasoir
Soyons honnêtes : le rasoir et la cire, vous connaissez par cœur. Le rasoir, c’est la repousse dès le surlendemain. La cire, c’est trois semaines de répit, mais au prix de poils incarnés et de rendez-vous à caler dans votre agenda déjà surchargé. Le laser joue dans une autre catégorie. Il ne coupe pas le poil, il ne l’arrache pas. Il le détruit à la racine.
Le principe ? La photothermolyse sélective. Le faisceau lumineux cible la mélanine du poil — ce pigment qui lui donne sa couleur — et transforme cette énergie en chaleur. Cette chaleur détruit le bulbe pileux. Plus de bulbe, plus de repousse. C’est aussi simple que ça.
Voici ce que ça donne concrètement quand on compare sur dix ans :
| Méthode | Durabilité | Temps investi sur 10 ans | Poils incarnés |
|---|---|---|---|
| Rasoir | 2 jours | Environ 730 heures | Fréquents |
| Cire | 3 semaines | Environ 80 heures | Réguliers |
| Laser | Années | 8 à 15 heures (protocole + entretien) | Quasi-inexistants |

Mon conseil, et je le répète à chaque patiente : ne regardez pas uniquement le prix de la séance. Regardez le temps que vous allez récupérer. Ces heures passées sous la douche à vous raser, ces après-midis bloqués chez l’esthéticienne — elles ont une valeur. Le laser vous les rend.
Combien de temps durent réellement les résultats
80 à 95%
de la pilosité éliminée après un protocole complet
Franchement, ce qui me frustre dans beaucoup d’articles sur le sujet, c’est cette promesse floue de « résultats définitifs ». Soyons précis. Selon les données cliniques disponibles, 80 à 95 % de la pilosité d’une zone traitée est éradiquée par une série de séances correctement conduites. Ce n’est pas 100 %. Et c’est important de le savoir.
Pourquoi pas 100 % ? Parce que le laser ne fonctionne que sur les poils en phase de croissance active — la phase anagène. Or, à un instant donné, seulement 20 à 70 % de vos poils sont dans cette phase, selon la fiche patient de la Société Française des Lasers en Dermatologie. Les autres dorment ou sont en train de tomber. C’est pour ça qu’il faut plusieurs séances espacées.
L’analogie que j’utilise en consultation : Imaginez vos poils comme des employés qui travaillent en shifts. Le laser ne peut toucher que ceux qui sont « au bureau » (en phase anagène). Les autres, en congé, échappent au traitement. D’où la nécessité de revenir plusieurs fois pour attraper tout le monde.
En pratique, selon les recommandations actuelles relayées par Caducée.net, comptez 5 à 10 séances par zone, réparties sur 12 à 18 mois. Les séances sont espacées de 4 à 10 semaines selon la zone traitée — plus court pour le visage, plus long pour les jambes.

Sophie, 34 ans : un cas que j’ai accompagné
J’ai suivi Sophie l’année dernière pour les aisselles et le maillot. Elle en avait assez des irritations quotidiennes avec le rasoir et des poils incarnés récurrents. Peau claire, poils foncés — le profil idéal. Nous avons réalisé 5 séances espacées de 6 semaines. Aujourd’hui, 18 mois après la fin du protocole, ses résultats tiennent. Elle fait une séance d’entretien par an, par précaution, mais me dit avoir « oublié ce que c’était de se raser ».
Les patientes que j’accompagne me confirment souvent la même chose : après le protocole initial, elles passent à une séance d’entretien annuelle, parfois moins. Les quelques poils qui repoussent sont plus fins, plus clairs, souvent à peine visibles. Si vous cherchez à optimiser vos séances, consultez les précautions à prendre pour l’épilation laser avant et après chaque rendez-vous.
Le laser convient-il à votre profil
C’est LA question que vous devez vous poser avant tout. Pas « combien ça coûte ». Pas « est-ce que ça fait mal ». Non. Est-ce que ça va marcher sur MOI ?
Le laser cible la mélanine. C’est sa force. C’est aussi sa limite. Plus le contraste entre votre peau et vos poils est marqué, meilleurs seront les résultats. Peau claire + poils foncés = combinaison gagnante. Mais les technologies ont évolué. Les lasers Nd:YAG permettent aujourd’hui de traiter les peaux mates à foncées en toute sécurité.
Le laser vous convient-il ? Trouvez votre profil
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Poils foncés sur peau claire à medium (phototypes I à III) :
Profil idéal. Le laser Alexandrite ou diode offre d’excellents résultats. Réduction attendue : 80-95 %.
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Poils foncés sur peau mate à foncée (phototypes IV à VI) :
Adapté avec un laser Nd:YAG. Ce laser pénètre plus profondément et minimise les risques sur les peaux pigmentées. Consultez un centre équipé de cette technologie.
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Poils clairs (blonds, roux) :
Efficacité limitée. Le laser a besoin de mélanine pour agir. Moins le poil est pigmenté, moins il répond au traitement. Alternative à envisager : l’électrolyse.
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Poils blancs ou gris :
Non adapté. L’absence de mélanine rend le laser inefficace. Seule l’électrolyse (épilation électrique) peut traiter ces poils.
Dans ma pratique, je constate régulièrement que des patientes arrivent en consultation avec une peau encore bronzée, pensant pouvoir enchaîner sur leur protocole. Sauf qu’on doit reporter la séance. Le bronzage augmente la quantité de mélanine dans la peau, ce qui accroît le risque de brûlure. Ce décalage allonge souvent le protocole de plusieurs semaines.
Si vous êtes en région Rhône-Alpes et souhaitez évaluer votre profil avec un praticien qualifié, les centres spécialisés comme celui proposant l’épilation laser définitive à Grenoble réalisent systématiquement cette consultation préalable. C’est d’ailleurs une obligation réglementaire depuis le décret de mai 2024.
Attention : Évitez l’exposition solaire dans les 4 semaines précédant et suivant chaque séance. Autobronzants compris. Ce n’est pas une recommandation de confort — c’est une question de sécurité.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale préalable. Une évaluation personnalisée par un médecin est nécessaire pour déterminer si l’épilation laser vous convient.
Vos questions sur l’épilation laser
Après des années de consultations, je connais les questions qui reviennent. Celles qu’on n’ose pas toujours poser. Voici les réponses sans filtre.
Vos doutes levés
Est-ce que ça fait vraiment mal ?
La sensation la plus courante ? Un élastique qui claque sur la peau. Désagréable, mais supportable. Les lasers récents intègrent des systèmes de refroidissement qui atténuent nettement la douleur. Les zones sensibles comme le maillot ou les aisselles sont plus inconfortables que les jambes. Si vous êtes vraiment inquiète, une crème anesthésiante peut être appliquée avant la séance.
Combien de séances avant d’être tranquille ?
Comptez 5 à 10 séances selon la zone et votre profil, espacées de 4 à 10 semaines. Les résultats visibles apparaissent généralement après la 3ème séance. Le protocole complet s’étale sur 12 à 18 mois. Ensuite, une séance d’entretien annuelle suffit dans la plupart des cas.
C’est vraiment définitif ou ça repousse ?
La Société Française des Lasers en Dermatologie parle de « réduction durable » plutôt que d’épilation définitive. Et c’est honnête. Vous n’aurez pas zéro poil à vie. Mais 80 à 95 % de la pilosité traitée ne reviendra pas. Les poils résiduels sont fins, épars, souvent plus clairs. La plupart des patientes considèrent le résultat comme définitif au quotidien.
Je peux me faire épiler en été ?
Techniquement oui, mais c’est plus contraignant. Vous devez éviter toute exposition solaire 4 semaines avant et après chaque séance. Compliqué en plein juillet. Mon conseil : commencez votre protocole à l’automne. Vous serez prête pour l’été suivant.
Le laser marche sur tous les poils ?
Non. Le laser cible la mélanine. Les poils blancs, gris et très blonds n’en contiennent pas assez pour répondre au traitement. Les poils roux sont également difficiles à traiter. Dans ces cas, l’électrolyse reste la seule alternative efficace.
Si vous envisagez de passer à l’action, le choix de votre chirurgien esthétique ou praticien qualifié est déterminant. Vérifiez qu’il dispose des certifications requises par le décret de mai 2024 et qu’il réalise bien la consultation préalable obligatoire.
Votre plan d’action avant la première séance
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Identifiez votre profil (phototype + couleur de poils) grâce à l’arbre décisionnel ci-dessus
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Prenez rendez-vous pour une consultation d’évaluation dans un centre médical certifié
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Bloquez 12 à 18 mois dans votre agenda pour le protocole complet
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Arrêtez la cire et l’épilateur 4 semaines avant — seul le rasoir est autorisé
La vraie question maintenant : êtes-vous prête à investir quelques mois pour vous libérer de cette corvette pendant des années ? Si la réponse est oui, la prochaine étape est cette consultation d’évaluation. Elle vous confirmera ce que vous pouvez attendre du traitement — et ce qu’il ne pourra pas faire pour vous.
